Bien des maladies causent des céphalées

O. Meienberg / Février 2013

Les céphalées, qu’elles soient diffuses ou localisées au niveau de certaines parties du crâne, peuvent avoir de nombreuses causes. Celles-ci peuvent être banales, par exemple les séquelles d’une nuit blanche, ou au contraire graves, par exemple une hémorragie cérébrale.

Dans le premier cas, la cause est évidente et l’éventuel traitement au moyen d’un simple analgésique facile. Il n’y a aucune raison d’être inquiet.

Cependant s’il s’agit d’un premier épisode de céphalées, ou de céphalées différentes de celles  que vous connaissez, de céphalées sévères ou accompagnées d’autres anomalies, telles que fièvre, vomissements, parésies, etc., une consultation médicale est indispensable afin de déterminer l’origine. En cas de céphalées inhabituelles, avec aggravation rapide et détérioration de l’état général, l’hospitalisation en urgence peut être indiquée, afin d’éliminer par exemple une méningite ou une hémorragie par rupture d’une malformation vasculaire cérébrale.

La classification internationale des céphalées s’est avérée être une aide diagnostique considérable pour le médecin. Celle-ci définit toutes les formes importantes de céphalées et leurs causes.


Trois groupes principaux de céphalées sont ainsi distingués :

  • les céphalées primaires (= sans autre cause), dont les plus importantes sont les migraines, les céphalées en grappe et les céphalées de tension
  • les céphalées secondaires (= causées par une autre affection)
  • les névralgies crâniennes et les douleurs centrales et primaires de la face et des autres céphalées rares (Classification)


En fonction du type de céphalées et de la cause suspectée, le médecin demandera des examens complémentaires, par exemple une vitesse de sédimentation ou une imagerie par résonance magnétique (IRM).   

La prise en charge dépendra du diagnostic définitif.